Micheline Beauchemin

CONTENU essai et photographies
DATE 2009
ISBN 9782922892369
FORMAT 22 x 29 cm
PAGINATION 192
LANGUE Français
PRIX 44.95$
En librairie

Artiste du textile, maniant aussi bien la laine que le métal ou la fibre optique, Micheline Beauchemin a réalisé une œuvre éblouissante qui confond notre compréhension de la tapisserie, de la sculpture et de l’œuvre d’intégration. Femme de caractère et de passions, « femme-entrailles-fierté », écrivait Claude Gauvreau, Micheline Beauchemin a parcouru le monde, depuis son atelier de Grondines, afin de nourrir son art. Ses pièces monumentales se retrouvent dans nombre d’espaces publics à travers le monde. Elle a reçu le prix Paul-Émile Borduas en 2005 et le prix du Gouverneur général en arts plastiques en 2006.

Laurier Lacroix dresse le portrait d’une vie dédiée à la création, depuis la naissance de Micheline Beauchemin en 1929 jusqu’à la dernière pièce, Soleil, qu’elle a réalisée pour La Tohu à l’aube de ses quatre-vingts ans. Le texte, foisonnant, substantiel, bien étayé, est accompagné de nombreuses photographies de l’artiste et d’une centaine de reproductions en couleur de ses œuvres.

Auteurs

Laurier Lacroix est historien de l’art et professeur associé à l’UQAM. Il a publié de nombreux articles et ouvrages sur l’art historique et contemporain au Québec et au Canada, dont Ozias Leduc, Une œuvre d’amour et de rêve (1996), Suzor-Coté : Lumière et matière (2002), Les arts en Nouvelle-France (2012) et, aux éditions du passage, Ulysse Comtois : Entre l’exploration et l’enracinement (2003) et Micheline Beauchemin (2009). Pour l’ensemble de sa carrière consacrée au patrimoine culturel québécois, il a reçu le prestigieux prix Gérard-Morisset en 2008.

Extraits

« Micheline Beauchemin est un ange qui s’enfonce dans la chaleur de l’esprit avec, à ses bras extasiés, des organes de confetti, des crèmes lumineuses de banderoles, des parcours saillants et rentrants de bandelettes de tendresse, des quintessences mauves de cœur de chardons, avec des effusions hardies de sensualités délicates. Elle est un ange qui, à la fois, est la femme-entrailles-fierté. Devant la fraîcheur naïve et hyperesthésique de ses jeux sans vieillesse, l’admiration tremble. »

Claude Gauvreau

« Ma joie est de travailler avec des matériaux que je considère assez précieux, que ce soit les fils métalliques que j’emploie pour traduire cette lumière de givre et de glace, que ce soit les lins qui me viennent d’Australie, avec lesquels j’aime tant travailler à cause de cette grande luminosité, ou dernièrement, depuis mon séjour en Amérique du Sud, des laines d’alpaga si douces et de tons naturels si riches. C’est peut-être le seul luxe que je m’offre. » 

Micheline Beauchemin

 « [La] jeune femme qui, dans son unique pièce de la rue Oldfield à Montréal, produit des œuvres au crochet sur un châssis de fabrication domestique est-elle la même qui séjourne longuement au Japon afin de matérialiser le rideau de scène du Centre national des arts à Ottawa ? Est-ce bien celle qui partage pendant deux étés la vie des Inuits ou qui voyage auprès des peuples autochtones d’Amérique centrale pour se documenter de première main sur leur art et les rapports que les matériaux indigènes entretiennent avec les tissus qu’ils créent ? Le parcours de Micheline Beauchemin vaut d’être abordé sous divers aspects – esthétique, sociologique, technique – afin d’éclairer la recherche qu’elle a poursuivie et sa contribution remarquable à la question de l’intégration de l’art à l’architecture. »

Laurier Lacroix

Critiques

« Pour les amoureux de l’art, voici une façon fort intéressante de découvrir le parcours créatif d’une Québécoise qui a sans aucun doute laissé sa marque dans notre Belle Province, et même bien au-delà de celle-ci. »

Le libraire

« L'œuvre de Micheline Beauchemin est partout, mais l’espace public où elle s’ancre la condamne à un certain anonymat. Son matériau saisit l’air du temps, à cheval sur la tradition et la modernité. […] Un parcours à dimensions multiples que retrace méticuleusement l’historien de l’art Laurier Lacroix dans Micheline Beauchemin. Le tout est superbement illustré par des images d’archives, des photos des pièces maîtresses et quelques écrits de l’artiste. »

Frédérique Doyon, Le Devoir  

 

  • F

les éditions du passage se veulent un espace de rencontres.