L'instant du danger

Réflexions d'un psychanalyste et témoignages sur l'exil forcé

CONTENU essai et photographies
DATE 2012
ISBN 9782922892574
FORMAT 21 x 30
PAGINATION 160
LANGUE Français
PRIX 39.95$
En librairie

Des témoignages bouleversants et une réflexion approfondie sur l'importance du temps et de la parole.  

Catherine Perrin

Michel Peterson est psychanalyste. Depuis plus de 10 ans, il reçoit dans son cabinet des demandeurs d’asile originaires de différents pays : Argentine, Brésil, Haïti, Sierra Leone, Afghanistan, Algérie, Chine, Palestine, Tibet, Inde, Cambodge, etc. Depuis 10 ans, il écoute la souffrance de ces personnes ayant dû fuir leur pays à cause de guerres, de génocides, de famines, de terrorisme.

Avec L’instant du danger, il a voulu témoigner des conditions de vie de ces exilés, comprendre et faire comprendre ce qui est en jeu dans la migration forcée. Fait rare, ce livre présente des portraits de ces demandeurs d’asile réalisés par le photographe Charles-Henri Debeur, qui a su s’immiscer dans l’intimité de ces hommes, de ces femmes, de ces enfants, héros ordinaires et anonymes. Un ouvrage qui pose une réflexion sur un thème controversé de notre société.

Auteurs

Michel Peterson est psychanalyste, travailleur social, traducteur et professeur de littérature comparée. Depuis plusieurs années, il travaille en cabinet privé avec des demandeurs d’asile et des réfugiés à titre de membre-clinicien du RIVO (Réseau d’intervention auprès des personnes ayant subi la violence organisée). Également membre d’ALFAPSY (ALTernative Fédérative des Associations de Psychiatrie), il est actuellement chercheur associé à la chaire Hans et Tamar Oppenheimer de droit international public de l’Université McGill. Il a fondé et dirige la collection « Voix psychanalytiques » aux éditions Liber (Montréal). Auteur de nombreux ouvrages dans le domaine des études littéraires, publiés au Québec et au Brésil, il a aussi préparé plusieurs dossiers spéciaux de revues et magazines québécois et internationaux consacrés aux réfugiés ainsi qu’à la psychanalyse, la littérature et la philosophie.  

Charles-Henri Debeur est passionné de photographie depuis son plus jeune âge. L’humain et le portrait sont au centre de sa démarche artistique. Il travaille à Montréal comme photographe indépendant. L’instant du danger est son premier ouvrage.

Extraits

On pourra être surpris que ces visages – et ces corps – soient exposés aussi crûment et ne restent pas cloîtrés dans l’ombre à laquelle plusieurs d’entre eux sont condamnés. Or, chacun des humains qui a accepté de paraître ici sait qu’il pose un geste important pour la collectivité : il parle et la fait accéder à une autre scène.

Michel Peterson

Le réfugié est un malvenu et sa vie est comme une abréviation. Le réfugié est comme un poulet dans un abattoir, sans avocat. C’est un « facile à disparaître ». Je viens d’un pays où le simple fait de réclamer de l’eau potable peut être considéré comme une opposition politique. C’est pour ça que je me suis mis à faire de la radio, qui est pour moi une arme. Même en étant invisible, j’ai une voix. Ici, au Canada, où je devrais être protégé, on ne m’accorde même pas le statut de personne : je ne suis ni Cabindais ni Angolais. Ici, je ne croyais pas qu’on allait me torturer. 

Mamengi Alfredo Lombisi (témoignage)

Critiques

« L'instant du danger affiche sans prétention à la neutralité le plus tonique engagement face aux plaies que la fuite devant la terreur ensanglante sous nos yeux. Intelligence et engagement sont ici lourds de lucidité, débordants d'une révolte réfléchie et d'un exigeant respect de l'Arrivant. Michel Perterson est psychanalyste et Charles-Henri Debeur photographe, mais la concergence de leurs vues débride sous nos yeux des univers de souffrances non dites parce que indicibles ; et elle dénonce, chez nos gouvrnants, le racisme, la méfiance, le rejet. Après ce texte et  ces déreangeantes photographies, nul ne peut plus entendre sans frémir les mots torture, expulsion, cruauté. »

Laurent Laplante, Nuit blanche

« [...] Michel Peterson livre dans cet ouvrage ses réflexions étoffées par la pensée d’auteurs tels que Jacques Derrida, mais aussi par de nombreuses statistiques et définitions officielles.[...] Dans une grande recherche d’authenticité, le photographe Charles-Henri Debeur s’est quant à lui attelé à la tâche de cerner les contours de ces âmes en exil forcé, sans fard, souvent sous cette lumière crue et cruelle rappelant leur destin, toujours soucieux de capter l’espoir. L’ouvrage est construit comme un agencement de photos et de textes, dont les auteurs diront qu’il n’est pas le fruit du hasard. Il est "motivé par la déterritorialisation à laquelle ont été soumis les sujets", nous dit Michel Peterson. À parcourir et à méditer. »

Lisa-Marie Gervais, Le Devoir

« Des témoignages bouleversants et une réflexion approfondie sur l'importance du temps et de la parole. »

Catherine Perrin, Médium Large

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