La maison, la ville et les gens

Le phénomène bidonville

CONTENU photographies en couleurs, textes
DATE 2014
ISBN 9782922892994
FORMAT 16,5 x 23 cm
PAGINATION 294
LANGUE Français
PRIX 39.95$
En librairie

Un ouvrage poignant.

Les libraires

Dans La maison, la ville et les gens Jean-Nicolas Orhon troque sa caméra contre une plume pour nous livrer, sous la forme d’un carnet de voyage et tournage rétrospectif, son expérience et ses réflexions de documentariste, de citoyen, d’homme. En parallèle, le chercheur Nicolas Reeves, qui a accompagné Jean-Nicolas Orhon dans plusieurs de ses voyages, nous livre une réflexion marquante et parsemée d’anecdotes, sur les solutions trouvées par les habitants pour réussir à vivre ensemble dans un espace restreint aux ressources limitées.

Au fil de plus de 150 photographies couleur prises au fil des voyages, le lecteur entre dans le quotidien des habitants de onze bidonvilles à travers le monde.

La maison, la ville et les gens s’inscrit à contre-courant du misérabilisme entourant habituellement ce sujet très médiatisé, mais souvent stéréotypé. Cet ouvrage traite de la résilience des individus et de la capacité des collectivités à s'adapter à un monde hostile. Malgré un contexte d’extrême pauvreté, les habitants des bidonvilles assurent la transmission et la continuité de leur culture, de l’ADN de leur société et de leur identité, à l’encontre de l’image de chaos inhumain dont est souvent affublé leur lieu de vie.

 

Auteurs

Jean-Nicolas Orhon est réalisateur et scénariste. Après des études de cinéma et d’anthropologie, il réalise en 2003 son premier film, Asteur, qui porte sur la survivance de la langue et de la culture françaises en Louisiane. En 2012, il réalise Les Nuits de la poésie, un hommage à la poésie québécoise, des années 70 à aujourd’hui. Après plusieurs tournages aux quatre coins de la planète, il achève en 2013 le documentaire Bidonville : architectures de la ville future

Nicolas Reeves est professeur à l’École de design de l’Université du Québec à Montréal. Il poursuit simultanément une carrière de créateur en arts technologiques et un travail de recherche en morphologie urbaine. Il s’intéresse aux formes urbaines dites spontanées, telles que les quartiers précaires, les villages de squatteurs et les bidonvilles, qui permettent d’assister en temps réel à des processus de genèse urbaine sans équivalent dans l’histoire.

Extraits

Dans bidonville, il y a le mot bidon. Il y a le mot ville. Mais il y a aussi, ce qu’on a parfois tendance à oublier, des gens. 

Jean-Nicolas Orhon

C’est dans les conditions les plus critiques qu’émergent les solutions les plus efficaces. Vivre ensemble dans un espace restreint, avec des ressources limitées, c’est une expression qui décrit assez bien l’état de la planète, et même son devenir. Dans les difficiles circonstances des bidonvilles apparaissent aujourd’hui des solutions spatiales qui pourraient bien, dans un avenir pas trop éloigné, se révéler salutaires ailleurs. 

Nicolas Reeves

Critiques

« Pour vulgariser sept ans de recherche, de voyages, de rencontres et de tournage, les auteurs ont choisi une narration honnête et intimiste, très loin de tomber dans la sécheresse statistique. Ils sont sur le terrain, l’oreille ouverte et l’oeil lucide. L’heure est au dialogue. »

Geneviève Tremblay, Le Devoir

« Des images [...] remarquables, qui témoignent des solutions trouvées par les habitants pour vivre ensemble dans un espace restreint aux ressources limitées. Bien sûr, il ne s'agit pas de scènes pittoresques avec vue sur la mer ou la montagne. Pourtant, malgré tout, les photographies sont belles, dans leurs représentations de moments de vie et d'environnements fonctionnels [...] les deux auteurs proposent un beau livre, un témoignage de l'ingéniosité humaine face à l'infortune. »

Gaétan Bélanger, Nuit Blanche

« Ici, on va redécouvrir le bidonville autrement. On va le découvrir tout d'abord de manière humaine. Avec un homme, Jean-Nicolas Orhon, qui a été vivre à l'intérieur de ces bidonvilles. [...] Il nous emmène du Sénégal à la France, même ici au Canada, aux États-Unis, en Inde, en Turquie, au Kenya, et évidemment dans les favelas de São Paulo. »  

Sophie Ginoux, Catherine et Laurent, CIBL

« Les auteurs nous font partager une vision totalement différente de celle qu'on pouvait avoir sur une forme d'urbanisme colorée et même accueillante. »  

Manon Trépanier, La librairie francophone, Radio-Canada et France Inter

« Issu d'un documentaire, cet ouvrage poignant, qui retrace les bidonvilles de onze pays du monde, du Sénégal au Maroc, de la France à l'Inde, en passant par la Turquie, le Brésil et le Canada, offre un regard touchant et humain sur ce milliard de personnes qui vit dans la précarité. »

Revue Les Libraires

  • F

les éditions du passage se veulent un espace de rencontres.