Fragments de nuit

CONTENU poésie
DATE 2012
ISBN 9782922892611
FORMAT 12.5 x 19.5 cm
PAGINATION 80
LANGUE Français
PRIX 19.95$
En librairie

une lecture heureuse et riche

Hélène Lépine

Dans un dialogue libre avec la matière onirique, Jean-Pierre Gaudreau travestit fantasmes et imagerie pour réinventer un rapport entre les êtres. Une poésie qui se tisse tel un labyrinthe où se croisent et se séparent univers hétéroclites et figures fugaces.

Fragments de nuit est le deuxième recueil publié par l'auteur aux éditions du passage, après La manière noire en 2004. 

Ce livre est également disponible en format numérique ici.

Auteurs

Jean-Pierre Gaudreau est né et vit à Montréal où il a longtemps enseigné la littérature au collégial. Il a collaboré à diverses revues littéraires québécoises et il a publié quatre livres de poésie dont les deux derniers (La Manière noire en 2004 et Fragments de nuit en 2012) sont parus aux éditions du passage. Ses travaux d’écriture actuels portent sur les liens entre la musique et le langage poétique.

Extraits

couronne de poupées

brins de métal feuilles mortes

des trombes s'abattent sur la plage

camion soufflé dans le ressac

 

***

tu es partie te faire enterrer je pleure à chaudes larmes pourquoi ne pas m'avoir attendu chapelle déserte tout est consumé une vieille franchit l'embrasure échevelée c'est une affaire faite les morts sont avec les morts lance-t-elle en ramenant au cloître une sainte momifiée

Critiques

« Les poèmes s’enfilent en une métamorphose constante et inquiétante proche du cauchemar, orchestrent un dérèglement du sens, un surréalisme comme si la pensée, devant l’absurde de la mort, la disparition du sens, cherchait éperdument une direction. Les passages structurés alternent avec d’autres où l’écriture se fait débâcle et évoque la dégradation du corps. [...] Évoquant une guerre (contre l’acceptation de la mort?), voici un livre au symbolisme puissant où la poésie se fait rite de passage, fil rouge reliant les fragments de sens comme elle relie les pages du recueil à couverture bleu nuit, permettant de trouver la sortie du labyrinthe dans lequel nous plonge le deuil. »

Nancy R. Lange, Brèves littéraires

« Ah ! Les rêves ! Les inépuisables rêves ! C'est en eux que fouille Jean-Pierre Gaudreau dans ses Fragments de nuit. Confronté à la mort du père, de la mère, de la sienne propre, à l'errance d'autres encore titubant, portés par la ferveur du sang, le recueil tient lieu de «cahier de notes» morcelé. Curieux livre, à la fois clair si on y suit la piste onirique implicite, mais fort complexe si on cherche à y saisir, ailleurs qu'en cette dérive mortuaire, le fil profond. [...] C'est d'une beauté noire et radicale, c'est parfaitement assumé. »

Hugues Corriveau, Le Devoir

« Il s’agit ici de se laisser prendre par l’univers des poèmes, qui s’enchaînent les uns aux autres de manière inconsciente. On ne lit pas ce recueil, on le rêve. Le titre est d’ailleurs très bien choisi, puisque l’on est devant ces textes comme devant l’évidence perdue d’un songe dévoilé, au matin, au hasard des événements qui réveillent en nous la mémoire de fragments de nuit qu’on aurait laissés s’évanouir autrement. [...] Chaque poème de l’œuvre est un mystère qui se clôt sur un silence où l’intuition pressent qu’un secret se révèle. Chaque poème est un oracle, un arcane, qu’il faut déchiffrer en regard de l’ensemble. Lire cette œuvre, c’est faire le même chemin des profondeurs qu’a entrepris l’auteur du recueil, et c’est une expérience qui, loin d’être hermétique ou biographique, amène le lecteur vers les zones incertaines de son propre paysage onirique. »

Mathieu Simoneau, Impact Campus

« Le poète des Fragments de nuits suit le filon du rêve et avance en toute liberté dans un univers décloisonné. Les images se forment, mêlant le souvenir à l’invention. La langue et l’esprit se délient en une succession de scènes brèves, foisonnantes de surréalisme, touchées par la grâce d’un souffle maîtrisé et fluide. Dans cette suite, se lisent les peurs, les élans, les audaces de celui qui se multiplie, qui s’accorde par le verbe et même l’humour la possibilité d’outrepasser ses limites. Peu à peu, le lecteur se sent convié à se déployer “dans l’indigo par-delà les toits”, à s’ouvrir au fil des fragments, à poétiser la nuit, à juguler l’effroi du jour. En somme, une lecture heureuse et riche dans un livre qui se présente comme un bel objet d’art. »

Hélène Lépine, Encrage, CKRL  

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