MUSEO - Habiter selon Tanella Boni

CONTENU Essai
DATE 2019
ISBN 978-2-37375-075-1
FORMAT 15 x 21 cm
PAGINATION 144
LANGUE Français
PRIX 19.95$
En librairie

Premier volume de la collection Paradisier, Habiter selon Tanella Boni est un essai dans lequel la poète et philosophe ivoirienne Tanella Boni questionne la réalité du verbe « habiter ».

À travers des chapitres conçus comme autant de récits de voyage, la narratrice emmène le lecteur à la découverte de la Côte d’Ivoire, sur les traces d'une civilisation disparue, dans la case d'une grand-mère et de son quotidien, mais aussi au coeur de villes et de bidonvilles qui se côtoient mais ne se ressemblent pas.

Une réflexion urgente et salutaire sur la façon dont les hommes et les femmes peuvent habiter, ensemble et dignement, un monde « qui se défait fil à fil ».

Auteurs

Tanella Boni est une poète, romancière, essayiste et philosophe née à Abidjan (Côte d’Ivoire), où elle enseigne la philosophie à l’Université Félix Houphouët-Boigny. Membre de l’Institut international de philosophie à Paris et de l’Académie des arts, sciences et cultures d’Afrique et des diasporas africaines à Abidjan, elle est lauréate, entre autres, du prix Ahmadou Kourouma 2005 (décerné par le Salon international du livre et de la presse de Genève) pour son roman Matins de couvre-feu (Le Serpent à plumes, 2005), du prix international de poésie Antonio Viccaro (2009), et du prix Théophile-Gautier de l’Académie française en 2018 pour son recueil Là où il fait si clair en moi (Bruno Doucey, 2017).

Extraits

Souvent, nous oublions que le pays où nous habitons a des frontières. Pourtant, constater que toute frontière n’est point une ligne qui bouge, mais bien une borne imaginaire, un mur, un espace matérialisé contre lequel chacun vient buter, est une expérience commune, dès que l’on veut sortir de chez soi. Nous ne comprenons pas toujours pourquoi existe cet espace non ouvert, à partir duquel nous pouvons être retenu dans un camp, ou être refoulé, parce nous n’avons pas le droit de passer. Parfois, nous découvrons la frontière chemin faisant. Il arrive que nous nous disions : « Je connaissais le mot frontière, mais je ne savais pas vraiment ce que c’était. »

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