Et là, mon père suivi de Et là, ma mère

CONTENU poésie
DATE 2020
ISBN 9782924397701 
FORMAT 12.5 x 19.5 cm
PAGINATION 100
LANGUE Français
PRIX 21.95$
En librairie

De la beauté. De la fine dentelle.

Anik Moulin, Radio-Canada

Dans ce recueil de la maturité, Hugues Corriveau offre, sous forme de grande élégie, un hommage à ses parents. En deux temps et deux tons, se déroulent deux vies. Le poète s’adresse à son père, s’appliquant à restituer le dialogue et l’imaginaire foisonnant qui surgissent dans les derniers instants de la figure paternelle, entre lucidité, souvenirs d’enfance et images enfiévrées ; puis il parle à sa mère, s’attachant au lien intime qui les unit et à son histoire de femme ayant traversé les époques.

Entre scènes hallucinatoires et exploration, par petites touches, du théâtre de la vie, l’auteur livre ici un texte personnel et authentique, osant aborder sans pathos la fragilité de l’existence et du grand âge. Un recueil touchant et profondément vrai.

Ce livre est également disponible en version numérique ici.

Auteurs

Poète, romancier, nouvelliste et essayiste, Hugues Corriveau a été critique de poésie au journal Le Devoir et critique de poésie et de roman à la revue Lettres québécoises. Il a fait paraître, depuis 1978, plus de trente-cinq titres. Cinq fois proposé pour le Prix du gouverneur général, il a reçu de nombreux prix littéraires dont, à trois reprises, le Grand Prix du livre de la Ville de Sherbrooke et, à deux reprises, le prix Alfred-Desrochers. En 1999, on lui a décerné le prix Alain-Grandbois de l’Académie des lettres du Québec pour son recueil de poèmes Le livre du frère (Le Noroît). Parmi ses publications récentes, mentionnons son recueil Et là, mon cœur (Le Noroît, 2015), son roman Les enfants de Liverpool (Druide, 2015), son recueil de nouvelles Cartes postales et autre courrier (L’instant même, 2016) et son roman La fêlure de Thomas (Druide, 2018). À l’automne 2019 paraissaient Dérives américaines – dans les images de Gregory Crewdson (nouvelles, Druide) et Les amitiés fragiles (poésie, Le Noroît).

Extraits

Nous irons, toi et moi, en excursion, au-delà de la vitre, vers le vert, les fleurs et le jardin.

Tu y retrouveras l’effleurement des libellules, des chats errants.

Rêvant, poussant le chariot à travers les étoiles.

Et moi, te replaçant dans ton fauteuil, sidéré d’être encore.

Par-delà ce projet de survivre, tu te souviens de mon odeur d’enfant né.

Mes joies de connaître l’apesanteur au bout lancé de tes bras de géant.

Tu me coupais des fruits.

Tu jouais le bon et le méchant.

Tu me faisais.

Le travail de mes muscles pour te ressembler un jour.

Critiques

« Ce recueil se présente sous la forme de quatorze élégies — sept au père, sept à la mère —, qui rendent hommage à des parents aimés aux frontières de la mort. Dans une temporalité suspendue, qui permet la superposition de multiples présents, ses parents se déclinent dans l’embellie de leur vie [...] Le résultat est apaisant, empreint de douceur, même si la proximité de la mort offre des moments poignants. Les élégies au père présentent ces moments de veille, où la mort et la vie s’entremêlent dans une lutte immobile [...] Les mots de Corriveau nous proposent donc une vision de ses parents, dans ce "là", un ici et maintenant multiplié en autant de moments simples et magnifiés. »

Yannick Marcoux, Le Devoir

« De la beauté. De la fine dentelle. Tout plein ici. Ce touchant recueil de poésie de l'écrivain Hugues Corriveau [...] est un magnifique et tendre hommage à ses parents. Quand il s'adresse à sa maman, toujours vivante, c'est très émouvant. »

Anick Moulin, Radio-Canada Estrie

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