Elle arrive avec l’été

CONTENU récit
DATE 2009
ISBN 9782922892352
FORMAT 13 x 20 cm
PAGINATION 152
LANGUE Français
PRIX 17.95$
En librairie

Ce n’est pas triste, c’est lumineux.

 

Le Devoir

Pauline Daigle a quatre-vingt-huit ans. Un âge décent pour mourir, ce qu'elle s'apprête à faire avec une certaine détresse et beaucoup de grâce. Son fils assiste à la dégénérescence rapide de ce cœur aimant, au cataclysme de l'hémoglobine qui chute, de la voix qui casse, de ce corps en débâcle « qui ne tient plus ensemble ». Est-on jamais prêt à mourir ? Peut-on se résoudre à laisser partir les êtres qu'on aime, fussent-ils en fin de course ? Elle arrive avec l'été questionne l’acte de mourir, l’état de deuil, le travail de mémoire dans une langue belle, sensible, finement éclose comme ces fleurs de magnolia qui gardent vivant le souvenir de Pauline.

Ce livre est également disponible en format numérique ici.

Auteurs

Gilles Chagnon est psychiatre, psychanalyste et professeur adjoint de clinique à l'Université de Montréal. Il a publié un roman, Rupture (Éditions du désert, 1996), codirigé un essai, François Peraldi, voix, legs, parcours d'un psychanalyste (Liber, 2005) et rédigé des textes littéraires (revues Spirale et La nouvelle barre du jour) ainsi que des articles psychanalytiques.

Extraits

« Nous sommes dans la cuisine de la maison familiale, c’est la lumière du début de l’après-midi. Je lui prépare un plat qu’elle aime, des farfalles aux crevettes et au safran. Elle dit : « En tout cas, j’ai beaucoup aimé ça, moi, vivre. »

* * *

Dimanche, dix décembre. Elle dit : « Je vais aller faire un petit tour en corbillard. » Avant, elle avait parlé de ce qu’elle voulait porter, une fois embaumée, lors de l’exposition de son corps dans le cercueil. Elle dit aussi : « Il paraît qu’une fois brûlée, ils cassent les os pour pouvoir tout mettre en cendres. »

Critiques

« C’est d’une grande beauté, d’une grande austérité, très sobre… les mots sont pesés. […] Un très bel objet. Il se laisse sur la table à café. »

Marie-Christine Bernard, Beau temps mauvais temps, SRC/Saguenay-Lac-Saint-Jean 

« C’est un témoignage unique, très personnel, sur ce qu’il y a de plus universel. […] C’est plus qu’un simple témoignage, en fait. C’est une tentative de s’approprier la mort de la mère, la mort tout court, pour en faire quelque chose de beau. Ce n’est pas triste, c’est lumineux. »

Danielle Laurin, Le Devoir     

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