Tous nos gestes sont des oiseaux
François Rioux
Contenu Poésie
Date 2026
ISBN 9782925091585
Format 12.5 x 19.5 cm
Pagination 100
Langue Français
Prix 20.95$
En librairie
Avec Tous nos gestes sont des oiseaux, François Rioux nous offre un recueil tendre parcouru par une réflexion douce-amère sur l’insuffisance du langage et la fragilité de l’existence.
Portrait d’un personnage qui navigue dans la vie en quête de lien et de sens, ce recueil où l’on se perd, où l’on se cherche et se retrouve, se déroule en une suite de poèmes au « je » qui sont autant de tableaux inspirés du quotidien.
Dans Tous nos gestes sont des oiseaux la fin du monde n’est jamais loin mais on finit toujours par être sauvé par le réel qui nous arrive sous la forme de petits éclats : une musique, la lumière du balcon lorsqu’on rentre chez soi le soir, un graffiti adressé à un.e inconnu.e sur le mur d’une ville visitée en voyage….
Un livre doux et senti, qui nous habite longtemps.

Une langue leste, des vers ciselés, où se glisse une voix rythmée, tressée d’une solitude douce-amère
Le Devoir
Auteur.e.s
Extraits
Les grands peupliers de la ruelle leurs graines volettent
en gros flocons au-dessus des cours elles tourbillonnent
et se posent sur les planches de cèdre le plant de tomates
mes cheveux c’est la dernière chose qui me calme
tout m’énerve le téléphone l’estie d’écureuil qui gruge
tout l’hiver à venir ma froidure la langue des maîtres
ce monde va finir
le monde d’après sera plus petit
il faudra pour survivre un cœur plus petit
une fleur une fleur chaude.
Critiques
« Le magnifique titre du plus récent recueil de François Rioux, Tous nos gestes sont des oiseaux, est emprunté à Pessoa, mais tout le reste s’inscrit en continuité de son œuvre. Une langue leste, des vers ciselés, où se glisse une voix rythmée, tressée d’une solitude douce-amère : « des femmes m’ont donné des heures qui s’enlevaient à l’ennui de vivre ». Parfois, l’amertume se fracasse sur les aspérités de l’ironie, éclairant alors la détresse d’une autre lumière : « je suis l’épinette à l’écorce râpée par le vent du nord / ma carcasse va nourrir les bleuets surets de ton yogourt / c’est pas vraiment ce que tu voulais je sais je sais ». Mais la plupart du temps, on voudrait ouvrir plus grand la fenêtre du poème et tendre la main à une instance poétique à laquelle « respirer semble le seul plan désirable aujourd’hui / la seule éternité possible ». C’est qu’on ne peut résister à ces mots qui s’ébattent pour nommer, à ce refrain de déceptions qui se répète, cruel et désolé : « Mais mon cœur n’arrête pas ses marées / qui soufflent une brise tiède / sur le désordre alentour ». »
Yannick Marcoux, Le Devoir